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Res publica

Hélas j'ai raté l'épopée du référendum sur la Constitution ; j'aurais eu ici une belle collection de billets argumentés. Vue qu'un débat d'un tel niveau ne se reproduira pas avant une décennie, je ne sais pas si j'aurai le courage d'évoquer la Présidentielle de 2007 ici...

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mercredi 2 mai 2012

Hollande vs Sarko à chaud… et pis non

J’avais bloggé en direct le débat précédent. Je m’étais vaguement promis de faire pareil avec celui de ce soir.

Et puis non. Il n’est même pas terminé que je vais torcher vite fait ce billet et me pieuter.

Bon, je suis pas en forme et je reprends le ’taf demain. Mais ce que j’ai vu ne me donnait pas plus que ça envie.

Deux journalistes, pas choisis pour leur ténacité et leur capacité à rentrer dans le lard des puissants, à peu près amorphes et qui se font piquer la direction par les deux fauves. (Quoique le contraire serait étonnant.)

Image Wikipédia

Comme il y a cinq ans, des échanges de chiffres invérifiables, et que les deux journalistes ne cherchent pas à vérifier (tiens, la mode est pourtant au fact checking qu’il paraît).

Le passé utilisé comme arme des deux côtés, en remontant jusque Mitterrand.

Des interruptions en cascade, et l’un comme l’autre sont entraînés à ne jamais se laisser interrompre.

Aucune réflexion en profondeur — mais ce n’est pas l’exercice de toute manière.

Bref, un duel de « tchatche » quand il faudrait un débat argumenté, éventuellement en partie par écrit, étalé sur des jours.

mardi 24 avril 2012

Ne votez pas, jugez !

La première partie de ce billet se veut un résumé d’un article paru dans le dernier Pour la Science chroniqué la semaine dernière.

Ne votez pas, jugez !

Image Wikipédia chinois

Le type de scrutin actuel (pour les présidentielles mais pas seulement) est bancal. Son résultat dépend de tactiques politiques diverses ; du « vote utile » pour un candidat qui n’est pas celui que l’on préfère, mais qui a les meilleures chances de battre celui que l’on hait ; du nombre de « petits candidats » sans chance de gagner, qui peuvent parasiter le choix d’une potentielle majorité (voir en 2002 Jospin éliminé, qui aurait eu de bonnes chances au second tour) ; le centre est laminé et les extrêmes encouragés. Enfin le résultat est difficilement interprétable politiquement : les 82% de Chirac en 2002 n’étaient pas un plébiscite.

Condorcet déjà planchait sur d‘autres systèmes de scrutins mais se heurtait à des paradoxes des. Aujourd’hui, les deux polytechniciens auteurs de l’article proposent de juger tous les candidats, mais sans les comparer directement entre eux (la source réelle de ces paradoxes).

Leur système en quelques mots :

  • il n’y a qu’un seul tour ;
  • chaque électeur donne une mention (sept niveaux de « Excellent » à « Rejet ») à chaque candidat ;
  • il ne compare pas les candidats (pas de classement ni de tri, du moins directement) ;
  • un vote nul est un rejet.

Au dépouillement, on calcule la « mention majoritaire », tout simplement la mention qui divise 50/50 les votants. Dans une simulation de ce scrutin par un sondage en avril 2011, Le Pen fille obtenait une mention majoritaire « Rejet » (55% à lui tout seul), et Martine Aubry un « Assez bien » (Excellent+Très bien+Bien+Assez Bien = 51% ).

On classe ainsi tous les candidats, celui avec la mention la plus haute l’emporte. (Pour être franc, la méthode de calcul exacte pour trancher entre plusieurs candidats aux mentions proches me semble floue.)

Avantages :

  • l’électeur n’a pas à trancher entre deux candidats qu’il aime ;
  • inutile de surcoter un candidat (par exemple dire que Hollande est excellent pour être sûr de se débarrasser de Sarkozy) : tant que mon vote pour l’un reste positif, il sera dans les 50% qui le verront gagner (quoiqu’à mon avis il peut y avoir plus d’hésitation dans les niveaux intermédiaires qui feront basculer un candidat) ;
  • de même, inutile de saquer un candidat : Insuffisant ou Rejet ne baissera pas sa mention finale et ne changera rien sur la note des autres ;
  • la répartition des mentions donne par contre une bonne indication politique en plus du choix final : ce n’est pas la même chose de gagner avec 51% de Assez bien contre 49% de Passable (on n’enthousiasme ou n’ulcère personne), ou avec 51% d’Excellent et 49% de Rejet (on est très « clivant ») ;
  • le nombre de petits candidats sans aucune chance n’influe pas sur le résultat (cela fait juste plus de personnes à classer) ;
  • il y a même la possibilité du rejet de tous les candidats ;
  • bref, l’électeur est poussé à l’honnêteté.

Il n’y a pas d’inconvénients suivant les auteurs : les partis du centre ne sont pas privilégiés (comme on pourrait le craindre de tout système qui cherche autre chose que forcer un choc de blocs). Notamment, un test grandeur nature par sondage avait mené à la victoire nette de Martine Aubry ; et d’autres ont montré que droite et gauche ne s’en sortaient pas si mal, seuls les extrêmes se font laminer (rejet massif par la majorité des votants).

Naïvement on se dit qu’une note (sur 20, sur 100…) et une moyenne seraient tout aussi parlants et efficaces que des « mentions ». Mais la moyenne est inutilisable car un petit groupe peut influer sur le résultat en exagérant ses votes (dans un sens ou dans l’autre suivant les candidats). Les mentions majoritaires ne sont pas des moyennes, un vote enthousiaste ou juste favorable donnent le même résultat (ici positif).

Exemple sur Slate.fr, et une longue discussion sur le site de Terra Nova (proche du PS).

Bonne idée ?

Je m’en vais livrer quelques remarques personnelles.

  • La possibilité du rejet de tous les candidats est un point positif (il faudra refaire l’élection avec d’autres). Il y a eu des cas où il fallait voter entre un corrompu notoire et un facho : le rejet des deux est une nécessité. De plus, ce choix entre Charybde et Scylla est une conséquence du système à deux tours (avec le système actuel il en faudrait au moins trois en fait).
  • Le comptage est plus compliqué : on ne compte plus N bulletins par N électeurs (au taux d’abstention près), mais N bulletins * M candidats (M pouvant aller jusque 10). C’est un point faible quand en même temps on refuse l’informatisation du bulletin par machines à voter ou par Internet, pour des raisons de risque de manipulation. Mais diantre, le problème n’est pas insurmontable, il y a peut-être quelques restrictions à poser sur le nombre de candidats et des astuces pour accélérer le calcul ; et puis on économise un tour donc des bonnes volontés d’assesseurs.
  • On économise aussi des primaires. Rien n’interdirait à un parti de présenter deux ou trois candidats, puisqu’ils ne se piqueraient pas de voix. Le risque de brouillage et de cacophonie est un danger, mais aux partis de le gérer.
  • Le risque de verrouillage d’un parti par un cacique est réduit. Dans plusieurs endroits, on a le choix entre le vote pour un potentat local de l’étiquette que l’on préfère pourtant, ou le vote pour le camp d’en face que l’on abhorre. C’est démocratiquement catastrophique. Si un parti peut présenter plusieurs candidats sans risque de dispersion des voix, la transition se fera naturellement, un « rénovateur » du parti choisi éliminant le cacique.
  • Instaurer ce système serait un bouleversement, et au premier chef pour les élus actuels qui verraient leurs réflexes et leur siège remis en cause. Chaque homme politique analyse une réforme électorale en fonction de l’influence sur les résultats. Le FN sera immédiatement opposé, les centristes et les écolos devraient s’y rallier. Je vois mal les grands partis favoriser un système qui explose les logiques de clan et ne dissuade pas les dissidences. Bon, les candidats auront toujours besoin de partis établis pour se faire connaître et financer leur campagne…
  • Les sondages deviendraient beaucoup plus compliqués. Actuellement 1000 personnes interrogées impliquent une marge d’erreur de 3% et beaucoup de gens rechignent à répondre ou même décrocher (par exemple les centres d’appels sont filtrés chez moi). Alors pour un questionnaire sur chacun des dix candidats… Il doit y avoir moyen d’optimiser ou carrément de passer par des sondages internet vue sa pénétration actuelle.
  • Y aurait-il un « filtrage sur les imbéciles » ? Un abruti est capable de comprendre qu’on compte les voix et que celui qui en a le plus gagne. Le calcul d’une mention moyenne est plus compliqué. Un système de vote se doit d’être clair pour être légitime et inconstestable. Il faudrait tester sur des enfants de 10 ans.
  • L’article n’insiste pas sur une information intéressante livrée par les bulletins : la corrélation entre les avis sur les différents candidats. D’une part, il est démocratiquement utile de savoir à M. Dupont que ses électeurs soutiennent également beaucoup Mme Duschmol, et abhorrent M. Durand. Ça pourrait aider, dans des coalitions. De l’autre, avec dix candidats, on peut arriver à une segmentation assez fine d’un électorat au point que certains personnes pourraient être identifiables au dépouillement — quelque chose de dangereux dans une démocratie.
  • Ce système a l’intérêt de fonctionner sans aucune modification dans le cas où il faut élire plusieurs personnes. Il est parfait pour les municipales dans les petites communes.
  • Par contre, pour les scrutins à la proportionnelle, je ne pense pas qu’il y ait de progrès, à moins de juger des listes entières, mais la conversion entre motion moyenne et part des sièges n’est pas immédiate pour moi.
  • Enfin, pour les référendums, on pourrait enfin sortir du binaire « Oui ou Non ? ». Le référendum de 2005 sur la Constitution Européenne aurait pu offrir plusieurs choix : « Rejet », « Accord sur le principe mais à renégocier », « Compromis passable », « Accord plein».

    (En fait, ce choix à quatre options serait déjà faisable avec le système actuel, ça ferait juste deux types de bulletin Oui et deux de Non. On pourrait carrément passer au QCM et on saurait pourquoi les électeurs ont accepté ou rejeté un texte.)

    L’intérêt pourrait être réel si plusieurs scénarios concurrent sont proposés. Par exemple pour voter sur plusieurs formes de maintien dans l’Europe ou de réforme des collectivités locales ou des institutions. Le cas extrême aurait été en 1946 de proposer un choix de 10 constitutions, de la monarchie théocratique de droit divin à l’anarchiste totale, et de prendre la plus consensuelle.
  • Les extrêmes seraient laminés, mais est-ce vraiment une bonne chose ? Si on adhère à l’un d’eux, évidemment non :-) Sérieusement, les extrêmes ont un côté défouloir, mais aussi de pression sur les candidats plus centristes. Actuellement, une voix pour Mélenchon est une voix en moins pour Hollande, mais si on peut juger les deux indépendamment, ce n’est plus le cas. Les grands partis perdraient-ils au change ? D’un autre côté, des « électrons libres » estimés par certains, mais que l’on juge incapables de gagner, ne seraient plus pénalisés, et l’on verrait leur poids politique réel.
  • Les auteurs disent que le centre n’est pas outrancièrement favorisé. Certes, leur essai donne Aubry et Borloo en tête. Mais : d’une part, ils ont pris des politiques « sélectionnés » par le système actuel, donc pas représentatif du « régime permanent » du nouveau système après quelques élections. De l’autre, cela montre que les mêmes électeurs ont des préférences à la fois pour la droite et la gauche. Ce qui en fait est du bon sens vue l’alternance politique presque systématique chez nous.
  • Il manque un nom bien fédérateur à ce système. Le « jugement par mention », ça fait scolaire ou judiciaire.

Bref, en résumé de mon avis personnel : c’est peut-être pas parfait, mais en tout cas mieux que le système actuel un peu trop primitif.

samedi 11 février 2012

« L’espion du Président » d’Olivia Recasens, Didier Hassoux & Christophe Labbé

À sa parution le mois dernier, cette enquête a fait l’effet d’une bombe. Quoiqu’elle ne fasse que confirmer et coucher par écrit ce que de nombreuses personnes craignent (à commencer, selon les journalistes, divers candidats à la présidentielle qui à présent enlèvent toujours la batterie de leur portable). Les auteurs accusent carrément Bernard Squarcini, patron de la DCRI (née de la fusion de la DST et des Renseignements Généraux) d’avoir fait de son service une officine de renseignement au service de l’Élysée.

Espionnage de journalistes pour trouver les « traîtres » qui les renseignent, protection de Sarkozy (lui-même autrefois cible de bien des crasses comme Clearstream)), protection de la vie privée du même et de ses femmes (ne cherchez pas, le livre n’a pas de secret croustillant à dévoiler[1]), mise à l’écart de policiers sur des critères de politique de couloir et de proximité avec l’ancienne équipe, menace terroriste agitée dès que le Président est embarrassé, abus du « secret défense », et instrumentalisation de l’habilitation « secret défense », paranoïa anti-fuites doublée d'écrans de fumée dans la presse… Squarcini est accusé d’avoir désorganisé le renseignement français, de l‘avoir mis au service exclusif de l’Élysée, et d’être si peu discret qu’il en perd toute crédibilité. Pendant ce temps, la CIA a le champ libre dans l'espionnage économique, on ne surveille plus la scientologie et autres sectes, et le véritable renseignement antiterroriste souffre.

Un des problèmes vient de la personnalité même de Squarcini, flic de terrain des Renseignements Généraux, homme de terrain, de réseau et de bagout, forcément lié à des gens louches par son métier, et toujours sur le fil. Un bon chasseur et traqueur de terroristes basques ou corses, mais aussi quelqu’un incapable de dire non à ses supérieurs. Un membre plus fidèle à « la Firme », l’équipe qui a mené Sarkozy là où il est, qu’à l’État. Bref, l’antithèse d’un chef de service de renseignement, qui doit être un serviteur de l’État rigoureux.

Les journalistes ont rencontré beaucoup de monde, à commencer par Squarcini lui-même. Nombreux sont les commissaires ou membres des services qui se livrent en critiquant leur patron, après avoir bien précisé que toutes leurs paroles étaient off et enlevé les batteries de portables.

On en apprend de belles sur nos services de renseignement comme leur capacité à « siphonner » un ordinateur à distance, ou à avoir accès aux « fadettes » (les relevés téléphoniques) de quiconque, en court-circuitant l’organisme chargé d’éviter les abus (Squarcini est mis en examen pour cela justement). J’ai bien aimé les équipes capables de fouiller un appartement sans laisser de traces : si vous vous dites que votre serrure a été forcée mais que le cambrioleur n’a rien emporté, c’est que ce n'était pas un cambrioleur. L‘appartement a de bonnes chances d'avoir été « sonorisé» au passage, bien sûr. Rigolo aussi le passage où l’équipe s'était trompé d’appartement, elle ne comprenait rien aux conversations… Mojns rigolo quand les auteurs disent justement qu’on a un jour forcé leur porte.

Les policiers qui font cela n’ont normalement pas une âme d’espion, et à la base veulent servir la France, traquer les terroristes et les gangsters. Mais dans une organisation aussi compartimentée, impossible de savoir si la cible est légitime. La mentalité de la maison veut que les exécutants soient dociles car « couverts ». Or Squarcini casserait cette logique toute militaire en refusant d’assumer.

La maison a aussi des archives. Où sont-elles, qui y a accès ? Flou total. Un passage croustillant porte sur un ancien ministre de l’Intérieur des années 80 qui cherche à consulter son propre dossier. Y figurent ses conversations avec sa future femme. Pourquoi ne furent-elles jamais purgées des fichiers ? Plus récemment, les conversations coquines de DSK s’échangeaient sur clés USB.

La Corse est un fil rouge. Squarcini est à moitié italien. C’est pratique pour discuter avec Carla ou un homologue américain, mais aussi pour traquer le terroriste corse dans son maquis. Squarcini connaît tous les réseaux de l’île, une logique clanique faite de services rendus et de copinage, qu’un citadin continental légaliste aura bien du mal à comprendre[2]. Ces réseaux ont bien servi quand il a fallu traquer Yvan Colonna, mais les liens entre Squarcini, certains politiques, et d’autres nationalistes devenus hommes d’affaires posent question.

Autre lien sulfureux : Squarcini a casé un de ses fils dans l’administration de Guérini, le Président socialiste du Conseil Général des Bouches-du-Rhônes, assez empêtré dans les ennuis judiciaires avec son frère. Compromettant et stupide.

Enfin : la DCRI travaille-t-elle sur l’opposition, bref a-t-on un watergate français en cours ? L’équipe de Strauss-Kahn s’était fournie en portables belges, et les conversations coquines suscitées n’auraient jamais dû être enregistrées. Apparemment la DCRI n’est pour rien dans l’affaire du Sofitel à New-York [3]. Par contre il aurait été prévu que l’affaire du Carlton sorte pendant les primaires socialistes. De même, Martine Aubry est persuadée que les bruits sur ses problèmes ophtalmologiques (réels mais délibérément grossis) viennent de la DCRI. Un des auteurs est témoin de première main du lancement de la rumeur, pseudo-confidence lancée en off au cour d’une conversation.

Les notices de bas de page abondent, indiquant les dates des entretiens abondent comme les démentis de personnes impliquées par d’autres. On aimerait être certains qu’il n’y a pas des règlements de comptes par journalistes interposés.

Scarcini a porté plainte contre les journalistes pour diffamation, une habitude chez lui et Guéant apparemment. Cela laisse apparemment froid les auteurs : (Le Point.fr)Le patron de la DCRI promet une riposte judiciaire (Le monde.fr)Bernard Squarcini mis en cause dans un livre d'enquête

Je laisse la morale à un des intervenants du livre, Rémy Pautrat, ancien patron de la DST, créateur de sous-direction antiterroriste trente ans plus tôt :

« Je savais que je prenais le risque de voir la lutte antiterroriste, qui a toujours eu l’attention du politique, devenir trop importante au détriment du reste. C’est ce qui est arrivé. Les services se sont nourris de cette menace, surtout après le 11 septeùbre, pour grossir leurs pouvoirs de façon démesurée. On a accepté beaucoup de choses sans qu’il y ait eu de débat… »[4]

Notes

[1] Non plus que sur le père de l’enfant de Rachida Dati, il n’y a rien de plus que les ragots rencontrés à l’époque sur Internet. D’ailleurs Rachida Dati apparaît aussi comme cible d‘écoutes destinées à voir si elle a révélé/ragoté sur le Président.

[2] Et ça me révulse.

[3] Je me disais aussi que le timing n’était pas bon

[4] 10 mai 2011, p.268

dimanche 13 mars 2011

Allez expliquer ça à un étranger...

Une carte des Unions Européennes.

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dimanche 3 octobre 2010

Décompte des manifestants

Bilan officiel des manifestations d’hier et d’aujourd’hui rapporté par l’Express.fr, confirmé par le propre touiteur du Ministère :

- 997 000 le 23 septembre ;

- 899 000 hier.

Que ces chiffres soit pile-poil un epsilon en-dessous des chiffres psychologiques (le million, et un cran en-dessous) est en soi hautement suspect. Ça relève de la même logique que le pack de yaourts à 1,99 €. Que tout là-haut dans les hautes sphères on raisonne comme un marqueteux me remplit d’effroi. (D’un autre côté, ils ont sans doute raison, vu qu’ils sont arrivés là où ils sont et que moi je suis resté où je suis ; prendre les gens pour des cons est trop souvent la bonne stratégie.)

Mais foin de mauvais esprit. Vu le nombre de caméras dans les rues de nos jours, le décompte officiel est forcément juste, le Ministère connaît même sans doute tous les noms et adresses des manifestants. Je suis même étonné que la précision ne tombe pas à l’unité près, c’est du travail de porc.

vendredi 11 décembre 2009

Plus d’histoire en terminale

Dans le cadre de l’hallucinant débat sur la consternante proposition de supprimer l’histoire-géo en terminale :

Those who cannot remember the past are condemned to repeat it.

Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter.

George Santayana, The Life of Reason.

J’avais trouvé cette citation très connue en en-tête de Rise and fall of the Third Reich (Le Troisième Reich : Des origines à la chute ) de William L. Shirer.

lundi 21 septembre 2009

Le dur chemin vers l’acte authentique

Quand j'ai commencé à boucler mon prêt pour la maison, j'étais optimiste : bon apport, premier achat déjà aux 3/5 payés, situations stables. Notre situation financière n’a effectivement jamais posé problème, mais le chemin vers la signature de l’acte définitif fut long et ardu. Nous avions pourtant déjà été échaudé il y a quelques années.

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dimanche 7 juin 2009

60 % d’abstention

60 % de nouilles dans ce pays. Allez, 40 % en déduisant ceux qui avaient de bonnes raisons ou un empêchement plus ou moins sérieux pour ne pas voter aux Européennes.

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vendredi 3 avril 2009

Journal de siège (suite)

Le sommet de l’OTAN chez moi. Récit d’une ville en état de siège, deuxième partie.

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dimanche 29 mars 2009

Ma ville en état de siège

Le sommet de l’OTAN chez moi. Récit d’une ville en état de siège, première partie.

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