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Informatique militante et technologie

Linux, Debian, les LUGs, bataille des brevets logiciels, destruction de la culture par le DRM, programmation militante, le cauchemar de la concurrence indienne...

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dimanche 10 mars 2013

ST Magazine, un bout d’histoire à la benne

STMag30.jpg Je viens de jeter à la benne trois années de ST Magazine, qui pendant mes années lycée-prépa (en gros de l’effondrement du mur de Berlin à la sortie de Jurassic Park), a fait le début de mon éducation informatique.

Radotons

C’était un monde informatique que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, où le summum de la connectivité passait par le Minitel (pour le téléchargement) et la Poste (pour les disquettes de domaines publics) ; où les éditeurs allemands comptaient autant que les Américains ; où tout était intégré par le même constructeur, du matériel aux périphériques au système d’exploitation ; où la compatibilité entre deux versions successives d’une machine pouvait jouer des tours ; où on était ravis de s’éclater les yeux en 320x200 en seize couleurs sur une télé ; où les graphismes délirants de Capitaine Blood Capitaine Blood et un Migrax m’arrachaient un « ouaouh ! » (bon, avant j’avais un MO5), et en plus la musique était de Jean-Michel Jarre ; où les éditeurs de jeux disaient déjà que le piratage allait les tuer (le pair-à-pair à l’époque, c’était dans la cours du lycée).

ST Mag causait parfois du monde Mac (et ses bécanes hors de prix), du monde Amiga (l’ennemi mortel pourtant), voire de hautes technologies complètement ésotériques pour les mortels : Unix System V release 4, NeXT, les Motorola 68030… Non, Linux n’existait même pas. Jean-Michel Jarre créait sur Atari ST, et à côté de tout cela MS-DOS et son invite en mode texte faisait pitié.

Je me souviens de mes premiers programmes sérieux en GFA Basic, tellement proche du Pascal, et des émerveillements en codant mon premier ensemble de Mandelbrot ou un simulateur de système solaire ; des émulateurs pour PC (j’avais, ça marchait assez pour faire du Turbo Pascal !) ; de mes premiers pas avec PoV ; et des dessins de Bruno Bellamy.

Dans la famille, nous sommes trois générations à faire simultanément du rangement : j’ai dû me résoudre à décharger mon père de ce carton poussiéreux. J’ai survolé les sommaires en choisissant les quelques numéros que je tenais à garder, et il faut reconnaître que l’essentiel n’a plus grand intérêt : nouvelles très défraîchies, tests de logiciels oubliés, de cartes d’extension confidentielles, ou des nouvelles machines d’Atari qui n’ont jamais décollé (TT, Transputers Jaguar, Falcon), faute de surface financière surtout. Comme tant d’autre, je suis passé dans le monde plus triste, mais plus économiquement réaliste, des PCs et des Macs.

Dave Small

Resteront dans les annales notamment les articles de Dave Small (en ligne ici, à archiver), une mine de conseils.

Grâce à lui j’ai su que j’étais un NT avant même de faire le test. Il rendait une partie de l’informatique magique, ou montrait son côté vaudou. Il m’a fait découvrir Tesla et l’influence du SIDA sur l’industrie informatique.

Si j’en crois les forums, une bonne partie de la nostalgie liée à ST Mag est attachée à Dave. Impossible de mettre la main sur les versions originales des articles.

Vingt ans après

Depui, ST Magazine continue de paraître en ligne toutes les demi-décennies. Les anciens numéro sont sur abandonware.org (merci Stéphane pour le lien).

Le patron d’Atari Jack Tramiel est mort en 2012. NeXT a dévoré Apple de l’intérieur. Les 68000 sont ravalés au rang de microcontrôleurs.

D’Atari il ne reste rien que des droits sur des jeux et un nom connu, racheté par un éditeur qui trouvait que le nom sonnait bien et qui vient de faire faillite. Il y a des chances qu’Atari renaisse un jour sous une forme ou une autre, sans aucun rapport avec l’entreprise originale.

Dave Small semble avoir manqué la transition vers Internet. Restent une preuve de vie sur un forum, où il parle de la faillite de son entreprise, et les versions numérisées de ses articles dans ST Mag (lecture conseillée aux petits jeunes).

Et Bellamy vient de lancer un nouveau mag de BD.

dimanche 18 novembre 2012

« Les cahiers de l’Admin : Debian Squeeze » de Raphaël Hertzog & Roland Mas

Ce bon résumé de l’administration d’une distribution Linux Debian 6.0 (« Squeeze ») a eu un tel succès en francophonie qu’il a été traduit vers l’anglais (http://debian-handbook.info/). En général ça se fait dans l’autre sens.

Quelle version ?

Cette mise à jour de 2011 est destinée à Squeeze alors que la version suivante, Wheezy, a déjà été gelée et devrait donc être publiée sous peu. Mais on cause de Debian, ce qui signifie que Squeeze sera encore maintenue un certain temps. Et de toute façon Debian se caractérise par un certain souci de la continuité : les enseignements de ce livre resteront en général valables avec Wheezy.

Pour quel public ?

Pas trop le débutant complet sous Linux, même si une annexe lui est réservée à la fin, et qu’avec de la volonté, du temps et Internet il pourra suivre. Celui qui a déjà soulevé le capot d’une Ubuntu, que la ligne de commande ne révulse pas, et veut administrer convenablement un serveur Debian, mettra chaque page à profit. Les rappels de notions de base abondent.

Quoi ?

Pas mal de sujets sont abordés, souvent un peu rapidement (il n’y a que 400 pages !), mais cela suffira comme point de départ. J’avais déjà appris quelques trucs en plus d’une douzaine d’années d’administration personnelle d’un tout petit serveur multifonctions, donc j’ai pu lire en diagonale nombre de pages. Mais il y a toujours quelques nouveautés à apprendre ou un utilitaire à découvrir.

Hertzog & Mas consacrent la fin à la conception de paquets, et la procédure pour devenir mainteneur puis développeur Debian.

Où ?

Pour acheter (papier ou numérique), ou voir un échantillon : chez l’un des auteurs.

Bref : vivement la mise à jour pour Wheezy.

jeudi 31 mai 2012

Mon Iomega ZIP marche encore… mais pour quoi faire ?

Photo Wikimedia/Shizhao

En faisant (enfin !) un peu de rangement à la cave, j’ai retrouvé mon vieux Iomega ZIP, ce lecteur de super-disquettes à 100 Mo, acheté à une époque où certains des plus jeunes lecteurs susceptibles de passer ici n’étaient peut-être pas nés, en tout cas portaient encore des couches.

Ce lecteur et cinq disquettes ont suffit à mes sauvegardes à une époque où mon disque dur atteignait la taille mirifique de 1 Go, puis il a servi à mon père pendant les premières années du XXIè siècle.

Il est pleinement fonctionnel. Je récupère ainsi (par principe et acquis de conscience, j’aurai pas le temps de trier) les vieux backups qui traînaient depuis parfois une décennie sur ces disquettes.

Mais après ?

La contenance d’une disquette ne suffit même pas pour les quelques secondes de vidéo que j’ai filmées hier, et les cinq disquettes, même pas pour un tiers des photos (même pas raw) prises le même jour.

Le débit du lecteur permet de lire une disquette en moins d’une minute… mais une disquette correspond à même pas une seconde de débit d’un disque dur actuel. J’ai en stock une vieille clé USB, contenant autant que les cinq disquettes pour sans doute le triple du débit, et un vingtième de la consommation électrique.

Enfin, je ne peux connecter ce lecteur qu’au vieux server qui ronronne encore à la cave, un vénérable fossile du XXè siècle, condamné à une prochaine virtualisation avant que ses disques durs (IDE, introuvables) ne lâchent — mais lui il lui restait un port parallèle pour brancher le lecteur Zip.

Bref, je vais en faire quoi de ce lecteur ? Ça me fait mal de jeter un appareil encore totalement opérationnel.

dimanche 27 mars 2011

“The Unix-Haters Handbook” (« Le manuel de haine anti-Unix »)

Résumé et critique-après-coup d’un livre de haine envers ce qui est tout de même devenu quasiment le standard sur quoi se base l’essentiel de l’informatique moderne (hors Windows) : Unix. Rigolo et instructif.

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dimanche 27 février 2011

Les légendes informatiques revues par C’t

C’t a entrepris de recenser quelques légendes et coutumes de l’informatique moderne, et de tester leur pertinence en 2011. Le numéro (5/2011) n’est plus en kiosque (et ne l’a pas été de ce côté du Rhin).

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jeudi 1 juillet 2010

Coupe du Monde de Foot : victoire de l’Allemagne par 7 à 1 !

(J’en entends déjà qui doivent se dire : « ça y est, il est tombé dans le piège des paris sportifs en ligne, le dernier impôt et arnaque aux pigeons à la mode. » Meuh non.)

De la même manière qu’il y a quatre ans, (et j’en avais parlé), la RoboCup a eu lieu, cette fois à Singapour, et dans la catégorie Humanoid Kid Size, celle des humanoïdes format Sarko bambins découvrant la marche (pas seulement par la taille), c’est l’équipe allemande de Darmstadt qui a écrasé par 7 à 1 d’autres Allemands, les FUmanoids, après bien d’autres massacres dans les poules.

Ci-dessous la vidéo de la finale. J’adore la démarche un brin pataude de ces bestioles, leur stabilité assez relative (mais ils savent se relever seuls), et la technique du grand écart des gardiens de but, capables de pas mal d’anticipation.

Je n’ai pas vu les autres catégories, mais pour le moment, il n’y a pas encore de quoi faire peur à grand-monde, même à l’équipe de France actuelle. Rappelons que le but réel de la compétition est de faire naître une équipe de robots humanoïdes capable de battre l’équipe championne du monde 2050 humaine (qui n’est pas encore née elle non plus d’ailleurs).

samedi 7 mars 2009

APRIL

Facteur déclenchant : L’appel d’Ubuntu-Fr

Facteurs non déclenchants mais importants : HADOPI ; l’appel de Tristan Nitot.

Raison fondamentale : Parce qu’avant de vous recevoir, un ministre vous demande « combien êtes-vous ? ».

Illusions : Aucune, mais ça ne peut pas faire de mal. Et qui sait ?

Objectif 5000 adhérents pour l’APRIL

HADOPI - Le Net en France : black-out

mardi 23 septembre 2008

Une chose que je ne pensais pas possible...

Hier j’ai vu une chose qui m’aurait semblé à peu près inconcevable il y a quinze ans : mon téléphone a rebooté devant moi.

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dimanche 13 avril 2008

Des kilo-octets pour un bit de vérité

Les Unix actuels gaspillent des hecto- voire des kilo-octets pour cracher un simple booléen !

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mercredi 9 janvier 2008

Le piratage des timbres allemands

C’est un bug grandiose qui a sévi outre-Rhin cet automne, et dont on a peu parlé ici : les timbres allemands pouvaient s’imprimer en masse chez soi par une faille bête comme chou.

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