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Guerre au marketing

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mercredi 8 mai 2013

Encore un nouveau format audio

Et allons bon, encore un nouveau format audio matériel. À chaque bon technologique « ils » ne résistent pas à la tentation de nous revendre ce qu’on a déjà acheté quatre fois ces quarante dernières années.

Le CD a été un progrès, mais l’adaptation à la technologie du DVD a fait flop (cf SACD contre DVD Audio). La vidéo a fait un nouveau progrès (relatif et pas foudroyant, plus lié au renouvellement des lecteurs) avec le Blu-Ray, et ils veulent nous en fourguer l’équivalent audio, avec le « Blu-Ray Pure Audio ».

Il y a quelques détails techniques chez Daniel Renard : pistes différentes selon le lecteur, formats audio haute définition, 5.1, etc. Par rapport au SACD par exemple, ce nouveau format à l’intelligence de se baser sur un parc de lecteurs Blu-Ray déjà installé, et évite l’éternel problème de la poule et de l’œuf.

Est-ce que ça va marcher ? Quel intérêt ? Il n’y a qu’à lire quelques forums (entre mille, Macbidouille, Homecinema.fr) pour noter un certain scepticisme, sinon un gros soupir collectif.

En fait, ce n’est même pas l’inutilité des effets audio les plus poussés pour 99 à 100 % de la population qui génère la méfiance, mais plutôt :

  • Le marketing qui corrompt tout dans ce milieu.
    Personne ne trouverait rien à redire si ce nouveau format remplaçait l’ancien dans les nouvelles parutions, avec un format hybride lisible partout, tirant parti au mieux des capacités de chaque lecteur. Après tout, des gens avec l’oreille absolue, qui peuvent et veulent déguster Mozart dans une salle de concert avec le dernier cri du matériel et des enceintes de concert, pourraient apprécier, et sans que cela porte préjudice à un béotien auditif comme moi.
    Ou encore, il y aurait la place de caser une intégrale d’un artiste sur une seule galette pour pas cher.
    Mais à voir la liste des albums (pas d’intégrale), on n’en prend pas le chemin (du classique je veux bien mais Brel ?).
    Évidemment, ce sera plus cher, 20 € le disque.
    Bref, le nouveau format vise encore l’audiopathe qui claque déjà son fric en câbles hors de prix (rappel).
  • L’intérêt réduit d’un format puissant quand la source ne vaut rien : compression de la plage dynamique dans la « course au volume » (voir ici et le dernier commentaire ici), masters de vieux classiques pas forcément au top non plus… C’est à la production que ça pêche, pas dans la restitution chez l’auditeur !

r@net54 résume d’une phrase :

« ils vont mettre dessus a la fois le contenu d’un CD audio, d’un SACD, d’un DVD audio, des menus et clip, plus 5 heures de bonus et messages antipiratage qu’il faudra bien se résoudre a subir pour enfin avoir droit aux 45 minutes de son 7.1 haute fidélité , avec un peu de chance pas trop écrêtés ni compressés, rendant toutes les nuances du dernier opus d’un rapeu defoncé aux meth qui couine sur un sample des 80’s… »

Au passage, j’aime bien la possibilité de télécharger la version MP3 ou FLAC : le client a payé cher un format au stockage démentiel (25 Go minimum, à comparer aux minables 300 Mo d’un album en FLAC qualité CD, ou aux 100 Mo de la version MP3 qualité si-tu-entends-la-différence-avec-le-CD-tu-es-un-chien), donc, dans la logique des marketeux, pour ces versions pratiques-et-suffisantes hors d’une salle de concert, il faudra aller les chercher sur Internet !

Au passage, je me demande si on peut ripper aussi facilement un Blu-Ray Pure Audio qu’un CD, mais vu qu’on est sur les mêmes technos que le Blu-Ray et que celui-ci semble à présent aisément rippable malgré ses protections de dément [1], la réponse est très probablement oui.

Bref, penser à rajouter le BRPA un jour à ma liste des formats et pourquoi ils ont souvent floppé.

Rendez-vous dans deux ans pour en rigoler.

Note

[1] D’après ce que je vois sur Google, moi j’ai jamais essayé, il faudrait déjà que j’ai un lecteur Blu-Ray.

dimanche 28 avril 2013

Canard PC Hardware n°16 & fourberies du marketing

C’est la première fois que j’achète ce magazine, et pourtant je ne suis pas dans la cible [1]. Par contre je les avais découvert à propos d’un dossier sur les ondes radio qu’ils avaient mis en ligne [2]. J’avais apprécié le ton badin bien que sérieux.

J’ai donc jeté un œil au sommaire du n°16 : alléchant. Entre quelques benchmarks de CPU ou de carte graphique pas inintéressants pour conserver une petite culture de ce qui se fait en ce moment, il y a deux perles :

Les câbles pour audiophiles ont-ils un intérêt ?

La réponse est : en gros, non.

Le milieu de l’audio haut de gamme doit servir de champ d’étude des consommateurs argentés prêts à dépenser pour du subjectif. Attention, on ne parle pas d’améliorations incrémentales qui pour certaines oreilles éduquées peuvent valoir l’investissement, mais de vent, de pipeau complet.

La technologie des amplis, des enceintes… ayant atteint la quasi perfection, il ne restait donc que les câbles comme composants dont on pouvait tenter de gonfler la marge. Le summum : des câbles optiques plaqué or, des câbles de raccordement électrique à 1000 €, des protections contre les parasites sur des câbles numériques. Quand les arguments de vente ne s’avèrent pas totalement farfelus (et dignes d’un prix Nobel en cas de démonstration rigoureuse), l’effet obtenu est ridicule, surtout comparé à l’effet placebo.

Le test ultime, en double aveugle, ils l’ont fait : les audiophiles concernés, sur leur propre chaîne, ne voyaient pas la différence entre deux câbles basique et ruineux. Ce n’est qu’un début, ils cherchent d’autres cobayes.

D’autres arnaques plus ou moins évidentes suivent : radiateurs de barrettes mémoire inutiles ; mémoire cache inutilement gonflée sur des disques durs ; « certifications militaires » portant en fait sur la méthode de test d’un composant et pas le résultat ; cartes graphiques identiques et rebadgées…

Les inondations thaïlandaises et les disques durs

Depuis un an et demi le prix des disques durs a explosé, officiellement à cause des inondations d’usine en Thaïlande. Bizarrement, en plein milieu de la crise, le chiffre d’affaire des deux plus gros fabricants (Western Digital et Seagate) n’a guère accusé le coup. Puis il a presque doublé les trimestres qui ont suivi, et n’est pas retombé depuis. Les bénéfices, eux, ont explosé en 2012. Le tout dans un contexte normalement défavorable (baisse mondiale des ventes de PC, montée des SSDs…).

Bref, les inondations ont bon dos, l’occasion a été trop belle aux fabricants de se refaire leur marge. Comme ce marché est devenu un duopole, il n’y a plus grand chose à espérer de la loi du marché dans l’immédiat…

Puces RFID & NFC

Le NFC, c’est le dernier truc à la mode dans les téléphones, l’équivalent des puces RFID, lisibles à distance. J’avais déjà un mauvais a priori sur tout ce qui est lecture sans contact, puisque cela peut se faire potentiellement sans l’accord du propriétaire de la carte. Surtout pour tout ce qui est carte bancaire.

Moralité : ça n’a pas manqué, il suffit manifestement de quelques connaissances et d’un peu de matos pour récupérer en trois quarts d’heure dans un métro bondé les infos sur sept cartes bancaires et deux passeports. Consternant.

Bref, sans doute un magazine de plus à suivre…

Notes

[1] Je ne joue qu’à des jeux remontant au XXè siècle et j’ai essentiellement un Mac, des PCs sous Linux dont le plus jeune a plus d’une demi-décennie au compteur, ou des petits bouts d’électronique qui n’ont pas atteint le stade du double cœur.

[2] En fait tout le numéro est disponible en PDF. À propos de ce dossier sur les ondes : il me semblait bien fait, avec une tentative de chercher les intérêts financiers dans les deux camps, et d’en revenir aux fondamentaux scientifiques, notamment à propos des énergies impliquées. Pour le côté rationnel, voir Skeptic : en double aveugle, on n’a jamais rien trouvé de probant. Voir aussi l’avis d’une électrosensible qui a lu le dossier, qui pointe surtout l‘absence de certains conflits d’intérêt. Difficile de se faire des avis objectifs de nos jours sur des sujets que l’on n’a pas creusé soi-même et où tous les acteurs sont susceptibles d’avoir des intérêts financiers et de faire de la comm’ ou d’être irrationnels…

jeudi 17 mai 2012

Mobicartes vidées avec 50% seulement de pertes

Il y a quelques mois j’avais lancé un appel à idées pour dépenser intelligemment les dizaines d’euros entassés sur deux Mobicarte, en prévision du passage à un nouvel opérateur[1].

Finalement, j’ai utilisé remboursetonforfait.com. Le site ne paye pas de mine, le système Starpass est un peu fastidieux, mais c'était une question de principe. J’ai récupéré en gros la moitié de la somme cumulée sur les deux Mobicartes, de quoi se payer un bon restau à deux. Le virement fut rapide.

Ça resservira peut-être quand il faudra migrer les ascendants.

Notes

[1] Celui qui ne fonctionnait pas un temps en soirée. J’avais sciemment pris le risque de subir des problèmes de démarrage bien compréhensible, et ce fut le seul problème avec le délai de mise en place. Au final : content.

mercredi 11 janvier 2012

URGENT : Mobicartes à vider intelligemment

Appel à tous les lecteurs (oui, les deux là au fond) : pouvez-vous m’aider à résoudre ce problème ?

Étant données deux mobicartes qui débordent de crédits[1], comment les vider de la manière la plus intelligente possible avant la migration vers le nouvel opérateur ?

Je vois deux possibilités :

1) Le don par SMS à une œuvre quelconque, mais apparemment ça n’a été possible en France qu’au moment du tsunami indonésien. Les seules possibilités que j’ai trouvées avec Google concernent la Suisse ou la Belgique, pas la France. Je me contrefiche qu’il n’y ait pas de reçu fiscal.

2) Les systèmes de remboursement de forfait, par exemple remboursetonforfait.com : le principe consiste à appeler un numéro surtaxé pour vider le forfait, et on est crédit d’une partie de la somme. Il y a pas mal d’intervenants sur ce marché qui pue l’amateurisme même si certains ont l’air plus sérieux. En désespoir de cause j’essaierai, j’ai rien à perdre.[2]

Si quelqu’un a une meilleure idée, je suis preneur… Et je ne dois pas être le seul.

Il est hors de question de ne pas vider ces Mobicartes d’au moins l’essentiel.

Ajout de mai : Et le gagnant est…

Notes

[1] Nous sommes de petits consommateurs peu bavards qui préfèrent tchatcher sur un téléphone fixe gratuit plutôt que sur un mobile.

[2] D’ailleurs leur business plan risque de souffrir si Free Mobile ratisse tous les petits consommateurs aux forfaits bloqués surdimensionnés.

vendredi 9 décembre 2011

Nestlé m’énerve

Bon, c’est pas nouveau, j’avais déjà été écœuré par la composition d’un de leurs petits pots pour bébé.

Cette fois c’est à propos de Babivanille, une poudre aux céréales à rajouter dans le lait pour pousser la petite à finir son bib’ du matin quand elle chercherait plutôt à aller jouer, bouquiner ou à se rabattre sur le mélange de jus d’orange, pomme et carottes.

Composition : 3/4 de céréales, un peu de sucre (on a vu pire), des vitamines… et un truc qui fait tache : « huiles végétales »

En général, quand un fabricant indique pudiquement ça, c’est pour dire que ce n’est pas du beurre, et pour éviter de dire que c’est de l’huile de palme, dont la réputation est catastrophique, pour des raisons aussi bien écologiques (déforestation) que nutritionnelles.

Je me dis que je vais la jouer naïve en posant direct la question sur leur site web, bebe.nestle.fr. Déjà je ne m’y sens pas à l’aise, la cible est clairement féminine, il semble qu’il ne soit pas arrivé au cerveau de tout le monde que Monsieur de nos jours est censé s’intéresser autant aux mômes que leur mère. Mais les marketeux qui commandent ces sites ciblent uniquement ceux qui les consultent principalement, le militantisme ils s’en fichent. Bref.

Rien sur la composition sur la page dédiée au produit, ils disent juste que c’est 38% moins sucré que les poudres classiques. S’ils comparent à leur propre Nesquik dont le sucre est le premier ingrédient, il n’y a pas de quoi se vanter. En tout cas pas un mot sur l’huile végétale.

Le seul bouton que je vois pour poser une question est un « Nous contacter » tout en bas. Je clique ensuite sur « Contactez-nous en ligne». S’ensuit une page qui me demande mon email. Très bien… ah mais non, c’est pour m’inscrire à leur site ! Par curiosité et peut-être masochisme, je clique sur « Pourquoi m’inscrire ? ». En réponse on veut savoir les dates de naissance de mes bébés ! Et aussi si je veux être avertie (je suis clairement pas le bienvenu !) de diverses offres promotionnelles.

J’en suis resté là. De toute façon la composition est sur le web en fouillant un peu, et il y a bien de la palme.

Y a pas de raison que mon avis change sur Nestlé, qui a tout de la grosse multinationale tête à claques qui aurait dû être dissoute après le scandale du lait en poudre lourdement promu dans les années 1970 à des Africains loin d’avoir tous sous la main l’eau saine adéquate. Ça semble continuer encore, Attac a tout un dossier à charge sur eux. Mais pas facile de boycotter ce monstre, ils sont partout (diantre, même les After Eight !).

Et puis surtout ils ont tué Groquik, et ça ceux de ma génération ne pourront pas le pardonner.

Je me demande s’il y a un équivalent au magasin bio du coin, ou si elle peut se passer de ça. J’ai bien réussi à me sevrer du Nesquik après une remarque de mon médecin sur mon taux de cholestérol :-)

lundi 12 juillet 2010

Arnaque au nom de domaine

J’ai reçu un courrier de l’infâmant Domain Renewal Group.

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samedi 1 mai 2010

Le retour de l’extension de garantie

En 2007 je m’interrogeais, est-ce que ça se justifie, une extension de garantie ? C’est quand même pas donné.

En 2008 mon enregistreur numérique (LG 5900H) était frappé d’amnésie, et réparé sans problème par Darty. Sur cet achat-là, ça a été rentable.

Cette année, rebelote, plus moyen de lire ou graver un DVD dessus : retour au SAV. Prise en charge sans problème et réparation rapide. Bref, une extension de garantie encore rentabilisée. Et elle court toujours jusque décembre (il y a bien prolongation automatique à chaque indisponibilité !).

Je maintiens ce que j’avais dit à l’époque sur l’utilité ou pas dans ce cas précis de l’extension. Si l’appareil sert nettement moins à présent (il ne connaît pas la TNT, qui est tout ce qui nous reste en Alsace, ni l’ADSL, sinon par la Péritel, et j’enregistre par la Freebox), il a toujours son utilité.

jeudi 18 septembre 2008

Extension de garantie (suite) : cas réel et pratique

Il y a plus d’un an et demi, je m’interrogeais sur la pertinence des extensions de garantie proposés avec assistance par Darty, Fnac et consorts. Mise en application puisque mon enregistreur numérique est mort...

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jeudi 22 mai 2008

Les entreprises de ma liste noire pour cause de pub téléphonique

Liste noire de fournisseurs qui méritent le boycott pour cause de tapage diurne par téléphone interposé.

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vendredi 1 juin 2007

Une réponse aux télémarketeurs

Une vacherie à envoyer un jour où l’emmerdeur de trop vous téléphonera.

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